Cécile-Marie Séguin-Tyl #534




 

Avant de commencer cette nomination pour un «FRANÇOIS», j’ai bien étudié les critères adoptés par l’Association. J’ai ensuite énuméré la liste des qualités personnelles de ma candidate, ainsi que la liste de ses réalisations. À la suite de cette analyse, j’en ai déduit que non seulement elle rencontrait toutes les attentes, mais qu’elle méritait surtout d’être choisie.

Depuis qu’elle s’est jointe à l’Association, il y a dix ans, Cécile-Marie Séguin-Tyl #534 est un exemple de loyauté et de fidélité. Elle a assisté à toutes les assemblées annuelles de l’Association depuis Hawkesbury (1995) jusqu’à Saint-Jean-sur Richelieu (2004) et ce, en dépit du fait qu’elle avait à parcourir des centaines de kilomètres depuis sa résidence au Connecticut (USA) et qu’elle éprouvait des difficultés à comprendre la conversation en langue française. À l’occasion, elle était la seule Américaine dans l’auditoire. Il lui arrivait parfois de réussir à convaincre quelques membres de sa famille à se joindre au groupe. Grâce à son adhésion à l’Association, elle a fait la rencontre et s’est liée d’amitié avec son deuxième cousin qui habite à Embrun, Ontario. À deux reprises, elle s’est rendue à l’étranger en compagnie des membres de l’Association et elle a pris une part active lors de deux des rassemblements du «Noël en octobre».

Parmi les qualités de Cécile, on retrouve ce besoin de s’activer au sein de toutes les associations ou activités dans lesquelles elle s’implique. Elle a rédigé des articles pour la Séguinière et, lorsqu’on lui en faisait la demande, elle prenait part dans les autres activités de l’Association. Elle a commencé et poursuit encore la cueillette de données généalogiques au sujet de sa famille éparpillée aux quatre coins du Vermont (USA). Elle aimerait s’impliquer davantage, mais hélas, les distances qui séparent Uncasville, Connecticut du Canada constituent un obstacle sérieux. Elle est véritablement devenue l’ambassadrice officielle des États-Unis au sein de l’Association des Séguin d’Amérique.

Cécile est née dans une famille canadienne française de Winooski, Vermont (USA) où la langue et les coutumes canadiennes françaises étaient de rigueur. Fille de Josephat Séguin et d’Alice Villeneuve Séguin Arruzza, elle a trois sœurs et un frère. Le grand-père de Cecile, Francis-Xavier Seguin, s’est établi à Winooski, Vermont (USA) en 1910 après avoir quitté ses parents, ses 10 frères et sœurs et son village natal d’Embrun, Ontario. En plus d’être propriétaire d’un magasin, il s’est aussi intéressé à l’immobilier. Il a vendu un terrain et a même cédé une partie de sa propriété au St. Michael College. D’ailleurs, la maison de ferme qu’il habitait jadis, est encore en usage par les autorités de ce collège.

Cécile a commencé son éducation élémentaire à l’école de Winooski, Vermont et elle a ensuite obtenu son diplôme d’études secondaires du Burlington High School, à Burlington, Vermont, où la famille habitait à cette époque. C’est au moment où elle fréquentait les écoles publiques qu’elle a commencé à s’américaniser et que graduellement, elle a perdu sa facilité à s’exprimer couramment en français. Tout au long de sa vie, elle a côtoyé des oncles, des tantes et des cousins francophones et c’est en raison de cet attachement qu’elle a réussi à maintenir sa familiarité avec la langue et les coutumes canadiennes françaises. Elle a même tenté de transmettre son amour pour les traditions et la cuisine canadienne française à sa propre famille.

Elle a toujours été une personne convaincue du bien fondé de l’éducation. En 1951, elle mariait Leonard J. Tyl, et par conséquent, ses ambitions de poursuivre ses études ont été mises en veilleuse. Malgré tout, sa persévérance et sa détermination dominaient, si bien qu’elle commença à suivre des cours universitaires et en 1990, elle obtenait son baccalauréat ès arts de l’Université du Connecticut. Ce rêve s’est réalisé après que tous ses enfants eurent terminé leurs études universitaires.

De l’union de leur couple sont nés cinq enfants dont l’âge varie entre trente-sept et cinquante-et-un ans. Ses enfants sont tous éduqués, bien établis et chacun apporte une contribution appréciable à la société. Cécile a toujours pris une part active dans la vie de ses enfants. Elle les a suivis, les a appuyés et les a orientés, que ce soit dans le scoutisme, les leçons de musique, ainsi que les activités éducatives et sportives. En raison des horaires souvent longs et ardus de son époux, il lui est souvent arrivé d’avoir à assumer la tâche des deux parents et elle s’en est toujours bien acquittée. Pour le bien de sa famille, elle a sacrifié son temps et ses propres ambitions.

Cécile s’est rendue en France à quatre reprises et elle a aussi voyagé un peu partout en Europe. Elle connaît presque toutes les provinces canadiennes et tous les états américains. Elle a été particulièrement touchée par sa visite à Seguin, dans l’état du Texas. Au préalable, elle avait lu les témoignages sur les exploits héroïques du Colonel Juan N. Seguin. Sa fierté et son amour pour la famille Seguin et son nom ne pouvaient être plus évidents que lorsqu’elle a appuyé activement les efforts visant à pétitionner les autorités américaines d’émettre un timbre à la mémoire de Juan Seguin.

Durant chacun de ses voyages, Cécile s’est efforcée de visiter le plus grand nombre de sites historiques et culturels possibles. Ses excursions comprenaient les résidences et musées des présidents américains antérieurs, les sites militaires des guerres de l’Indépendance et de Sécession et la plupart des parcs nationaux qui mettent en valeur la faune et la flore. Elle s’est découvert un intérêt particulier pour les arts à la suite de ses nombreuses visites aux musées de la ville de New York et sa présence lors des spectacles donnés par les artistes passés et actuels. Lorsqu’elle était de passage dans un pays, que ce soit en Russie, France, Australie, Pologne, Nouvelle-Zélande ou ailleurs, la visite des musées était toujours inconditionnelle.

En 1989, Cécile a lancé une recherche au sujet d’une artiste de la région, Beatrice Cuming, qui s’adonnait à habiter dans la même ville qu’elle. Il s’agissait d’une recherche visant une artiste locale d’une certaine renommée, démarche qui ne s’était jamais produite auparavant. Cécile s’acharna à la tâche. Elle rencontra de nombreuses personnes qui connaissaient l’œuvre de l’artiste, elle entreprit une correspondance à l’échelle locale et dans tous les états de l’Est américain. Grâce à ses efforts, un grand nombre de toiles produites par l’artiste ont pu être retracées. L’aboutissement du projet a donné lieu à une rétrospective très courue qui s’est tenue au début de 1990, au Lyman Allyn Museum, à New London, Connecticut. Cécile a aussi accepté de faire des présentations orales et visuelles devant plusieurs groupes de la région. Une bonne partie de sa recherche a ensuite été envoyée à la division «Archives of American Art» de la « Smithsonian Institute » située à Washington (DC) où elle peut être consultée pour fins d’études et de recherche par le grand public. Une copie de la couverture du programme de l’exposition est joint au présent document. Cécile a eu l’idée d’entreprendre ce grand projet de recherche lorsqu’elle était encore aux études à l’université.

Tout au long de sa vie, Cécile a fait preuve de loyauté vis-à-vis de la foi catholique romaine. Elle s’impliquait dans toutes sortes d’activités organisées à l’église. Lorsque ses enfants étaient jeunes, elle enseignait les cours de religion. A différents moments durant ses quarante années avec la chorale de sa paroisse, elle ne faisait pas que chanter... elle participait à l’embauche des directeurs artistiques et faisait valoir ses qualités de leader au sein de sa chorale. Elle se jointe il y a vingt-cinq ans à la chorale du Diocèse Norwich. Il s’agit en fait d’une chorale qui réunit des membres en provenance de toutes les chorales paroissiales. Cette chorale se produit en spectacle lors des concerts saisonniers et des cérémonies présidées par l’évêque. Au cours des dernières années, la chorale a été invitée à chanter à quelques reprises dans le cadre des divers spectacles, notamment le National Shrine of the Immaculate Conception à Washington (DC), à la Basilique St-Patrick de Montréal (QC), ainsi que dans des églises situées dans plusieurs villes américaines. De plus, elle était lectrice sur une base régulière, interprète durant les messes dominicales et secrétaire du comité liturgique de sa paroisse.

Cécile a toujours été très passionnée par la musique. Très jeune, elle a commencé à suivre des leçons de piano et encore à ce jour, elle continue sa formation. Jusqu’à tout récemment, elle suivait des leçons d’orgue, mais à la suite de difficultés mineures d’ordre physique, elle a dû interrompre sa formation.

Dans le passé, des activités supplémentaires de nature musicale comprenaient une participation dans un groupe local de musique « barbershop » et le Southeastern Connecticut Symphony Chorus. Cette dernière chorale chante régulièrement avec la Southeastern Connecticut Symphony durant leurs spectacles saisonniers et aussi lors d’occasions où elle se présente a cappella ou accompagnée d’un orchestre. Cécile était aussi membre de la United States Coast Guard Chorale. Cette chorale s’est illustrée au Carnegie Hall lorsque le groupe a chanté l’opéra LAKME avec la participation d’interprètes professionnels accompagnés par la New York City Opera Company Orchestra. Le concert fut présenté devant une salle comble.

Cécile participait de façon très active à la vie politique de sa communauté. Pendant deux ans, elle a géré la campagne électorale d’un jeune homme qui convoitait le poste de représentant local à l’assemblée législative de l’état. Elle a mené avec succès la campagne électorale en sollicitant un appui de toute part au sein de la communauté.

Comme vous pouvez le constater, Cécile a mené une vie bien remplie et une existence exemplaire qui peuvent servir de modèle au cœur d’une société mouvementée. Son intelligence, son sens de l’éthique, sa personnalité chaleureuse et engageante, son affection à l’égard de sa famille immédiate, de sa communauté et de la grande famille Séguin, et son dévouement envers l’église et son pays sont toutes des sources d’inspiration qui m’animent depuis les cinquante-quatre dernières années. Voilà les raisons qui m’ont poussé à rédiger ce rapport et je profite de cette occasion pour recommander sa nomination à titre de récipiendaire du « FRANÇOIS ».

Cécile est fière de son héritage et elle est un atout pour la FAMILLE SÉGUIN.

Leonard-J. Tyl
Uncasville, CT


Arbre généalogique d'une Séguin

Cécile-Marie Séguin-Tyl #534

 

Cécile-Marie SÉGUIN

Burlington, VT

03-03-1951

Leonard TYL

Jospahat-Antonio SÉGUIN

Winooski, VT

20-08-1928

Alice VILLENEUVE

Francois-Xavier SÉGUIN

Embrun, ON

10-11-1890

Émélie LAPALME

Francois-Xavier SÉGUIN

Embrun, ON

01-07-1867

Adéline CLÉMENT

Simon SÉGUIN

St-Jacques l’Achigan, QC

22-04-1828

Esther PAYETTE

Simon SÉGUIN

Lachenaie, QC

25-09-1797

Josephte BRIEN-DESROCHERS

Joseph SÉGUIN

Boucherville, QC

29-07-1765

Desanges-Angélique RÉGUINDEAU

Simon SÉGUIN

Boucherville, QC

11-11-1715

Madeleine COLLE

François SÉGUIN

Boucherville, QC

31-10-1672

Jeanne PETIT






 


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