150ième anniversaire de la
Paroisse de Saint-Eugène en Ontario

dimanche le 26 juin 2005



Dans le cadre des festivités célébrant leur 150e anniversaire de fondation, les résidents de ce petit village du sud-est ontarien ont voulu rappeler la mémoire de leurs pionniers. C’est ainsi que chaque fin de semaine de l’été est consacrée à une famille parmi celles qui ont marqué l’histoire de Saint-Eugène, soit les Sauvé, les Lafrance, les Lalonde, les Séguin, les Saint-Denis etc.

Comme disait une participante : « Ma mère était une Lafrance de Saint-Eugène et mon père, un Séguin de Rigaud; ils se sont mariés dans cette église. J’ai donc eu l’occasion de fêter deux fois » (Charlotte Séguin-Tessier).

Le 26 juin dernier, c’était le tour des Séguin. Nous étions environ 250 venus de Lavaltrie, de Gatineau, de Montréal, de Rockland, de Roxboro et des environs bien sûr, pour nous réunir, nous souvenir et festoyer.

Une messe à l’intention des familles Séguin était célébrée pour l’occasion. Déjà dès l’entrée, on se reconnaissait et on se cherchait de la parenté. À l’intérieur, une exposition de photos « Au fil des ans » racontait par l’image la petite histoire de cette municipalité particulièrement celle des familles d’Arthur Séguin, d’Albert Séguin et de Théophile Séguin. Nous étions aussi très fiers de retrouver parmi les photos des religieux et religieuses qui sont des enfants de Saint-Eugène, un de nos membres, le Père Philippe Saint-Denis c.s.v. Déjà à l’entrée, Linda, Claire, Jean-Yves, Jacqueline et Pierre Séguin nous attendaient pour un chaleureux accueil. La messe était célébrée par l’abbé Lacelle avec comme co-célébrant, le Père Édouard Séguin c.s.v. toujours fidèle au poste.

Après un mot de bienvenue, la messe s’est déroulée avec une participation exceptionnelle de Séguin : Servant de messe : Marc-Antoine Sauvé et Olivier Séguin Lectrices : Sylvie et Ginette Séguin Quête : Jean-Guy et Stéphane Séguin Offrandes : Pierre-Paul Séguin, Yolande Séguin-Pharand, Marc Binette, Lisa Binette et Germaine Meilleur. Hommage : André Séguin

À la fin de la messe, nous avons eu la chance d’avoir une mini-conférence, de notre spécialiste en généalogie. En voici le texte :


« Bonjour, je m’appelle André Séguin, responsable de la recherche généalogique à l’Association des Séguin d’Amérique. Je voudrais tout d’abord remercier les responsables des fêtes du 150e anniversaire de la paroisse de Saint-Eugène de m’avoir invité à vous entretenir de la petite histoire des Séguin de Saint-Eugène.

Avant 1855, il y avait déjà des Séguin ici mais ils devaient faire baptiser leurs enfants à la paroisse la plus proche … Le père Bourassa de l’Orignal, responsable du territoire, venait à toutes les deux semaines visiter la mission. C’est pour cette raison qu’on retrace les actes des baptêmes, des mariages et des sépultures dans le registre de St-Jean-Baptiste de l’Orignal. On en retrace également à Sainte-Madeleine de Rigaud qui est tout près.

Au recensement de 1851, quatre ans avant la fondation de la paroisse de Saint-Eugène, il y avait 23 Séguin sur le territoire répartis dans quatre familles Séguin : - la famille de Michel Séguin et Angélique Gauthier (Dont une fille : Marguerite Séguin :maîtresse d’école) - la famille de Hyacinthe Séguin et Élisabeth Villeneuve - la famille de Charles Séguin et Rachel Cadieux - la famille d’Antoine Séguin et Arline Quesnel.

Le registre de Saint-Eugène débute le 5 août 1855, par Monsieur le curé Joseph Collins, un écossais. À la deuxième page, un premier Séguin a été baptisé à Saint-Eugène : ( transcription libre de l’acte rédigé en anglais)

«  le 19e jour du mois d’aoust de l’année 1855, nous avons baptisé Moïse âgé d’une semaine du légitime mariage de Barnabé Séguin fermier et de Émélie Vézina de cette paroisse, le parrain Joseph Sauvé et la marraine Catherine Vézina qui n’ont su signé. Signé : J-J Collins, prêtre ». Plus tard, la famille de Barnabé Séguin et d’Émilie Vézina va déménager dans les Cantons de l’Est.

En 1857, un premier mariage de Séguin : Philomène Séguin, fille de Michel Séguin et d’Angélique Gauthier, épouse le 20 avril Moïse St-Amand fils de Jean-Noël St-Amand et de Marguerite Dufresne.

Le recensement de 1901 nous apprend qu’il y a 132 personnes à Saint-Eugène qui porte le nom de Séguin. La Société franco-ontarienne d’Histoire et de Généalogie a publié en 1996 un répertoire des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse de Saint-Eugène. Entre 1855 et 1996, on a répertorié 240 actes de baptêmes, 107 actes de sépultures et 94 actes de mariages au nom de Séguin. Dans deux de ces mariages les deux conjoints sont des Séguin.

J’aimerais vous parler d’une certaine famille Séguin de Saint-Eugène dont la descendance a donné à l’Association des Séguin d’Amérique deux femmes exceptionnelles; deux petites Séguin, deux cousines. En 1916, Théophile Séguin et Valentine Dicaire, les grands-parents, vendirent leur terre de Sainte-Anne pour aller vivre à Saint-Eugène dans la 5e concession. Ils ont eu 11 enfants.

Marie-Reine Séguin née ici à Saint-Eugène, fille d’Arthur Séguin et de Laurentia Daoust, petite-fille de Théophile et Valentine; elle épouse ici à Saint-Eugène en 1951 Raymond Proulx fils d’Emery Proulx et de Georgianna Berlinguette. Marie-Reine nous a donné un petit bijou, « Les Traces d’Hier » , un petit volume d’environ 150 pages, qui rend hommage à ses ancêtres et fait connaître leur histoire et surtout la vie quotidienne à Saint-Eugène. À lire et à relire…!

Jacqueline Séguin née ici à Saint-Eugène, fille de Bruno Séguin et de Thérèse Séguin, petite fille de Théophile et Valentine; elle épouse ici à Saint-Eugène, Pierre Séguin de Pointe-Fortune, fils de Roméo Séguin et de Rose-Alda Fournier, Ça fait du Séguin ça monsieur!!! Plus Séguin que ça tu meurs.

Jacqueline Séguin, avec sa force et sa générosité a participé à Rigaud, en 1990 à la fondation des Séguin d’Amérique. Depuis 15 ans, Jacqueline est toujours active. Son dévouement à l’Association des Séguin est impressionnant; elle participe à plusieurs comités, entre autres, de fraternisation, des voyages, des reconnaissances, des souvenirs et même des autobus. C’est elle qui a réuni aujourd’hui, la belle famille des Séguin pour fêter le 150e anniversaire de fondation de sa paroisse natale : Saint-Eugène de Prescott.

Bon anniversaire, Saint-Eugène. Au revoir et à bientôt

André Séguin #006 Gatineau, QC






Activités en 2004


L'Association des Séguin d'Amérique se sont réunis à quatre reprises en 2004, une année très active. En plus de la réunion annuelle et la réunion automnale, les Séguin se sont réunis à St-Isidore, ON et à Oka, QC. Voici le résumé de ces réunions.

125e anniversaire de St-Isidore de Prescott, ON



Dans le cadre du 125e anniversaire de fondation de la paroisse de St-Isidore de Prescott, ON, le comité organisateur (Richard Charlebois et Rolande Séguin-Charlebois à la présidence) avait invité les descendants des pionniers fondateurs de la paroisse à se rassembler par famille durant les dimanches de l’été 2004.

Au mois de mai, on convia d’abord tous ceux et celles qui avaient fréquenté l’école du village ainsi que les dix écoles de rang de la paroisse. Plus de 900 anciens et anciennes se retrouvèrent pour une fête monstre à l’aréna du village.

Ensuite, chaque dimanche vit arriver dans le village les membres d’une des familles pionnières : Les Legault, Leduc, Grenier, Fournier, Sabourin, Parent, Léger, Séguin, etc, défilèrent à tour de rôle.

La fête débutait d’abord par une messe à 11h00 à l’église. Un membre de la famille en profitait alors pour raconter l’histoire héroïque des ancêtres venus les premiers s’établir à St-Isidore. Il poursuivait en présentant les descendants présents ce jour-là à la fête. Il invitait ensuite les parents et amis à une fête champêtre, soit à l’aréna du village ou sur les lieux mêmes de la ferme ancestrale.

Quelles ne furent pas ma surprise et ma joie de pouvoir saluer alors six membres du Conseil d’administration présents pour célébrer avec la centaine de Séguin le 11 juillet 2004 : Pierre-Paul et Jacqueline #368, Bernard et Jacqueline #340, André et Rachel #006, Jacqueline et Pierre #012, François #970, ainsi que Gilles et Nicole Chartrand #915.

Les invités se réunirent dans le parc municipal pour échanger des souvenirs, se mettre à la page des dernières nouvelles de tous ces cousins et cousines et même pour se procurer des souvenirs que Gilles et Nicole s’étaient chargés d’exposer bénévolement pour nous.

La fête prit fin après un bon repas au grand air et de nombreuses promesses de se retrouver bientôt.

Réjean E. Séguin #265




Les Séguin célèbrent le 125e
de la paroisse St-Isidore



Un anniversaire nous rappelle toutes sortes de souvenirs. Mais un 125e c’est beaucoup plus. C’est un ensemble de faits divers, d’anecdotes, de rêves, de travail acharné, de peines, de joies, de réalisations, mais surtout des rencontres de personnes. Des femmes et des hommes se sont dévoués corps et âme, génération après génération afin de transmettre à leur descendance leur amour et leur attachement à ce coin de pays qu’ils ont bâti à force de courage, de détermination mais surtout de dur labeur.

L’histoire des Séguin en Amérique débute avec l’arrivée de François Séguin dit Ladéroute, originaire de Picardie en France. Il épouse Jeanne Petit à Boucherville en 1672. François, censitaire du seigneur Pierre Boucher, pratique le métier de tisserand.

Première génération :

François et Jeanne eurent onze enfants dont Jean-Baptiste qui épouse Geneviève Barbeau à Boucherville en 1710. Notre ancêtre Geneviève fut une femme d’action et elle savait brasser les affaires. Entre autres, elle s’occupa seule de leur hôtel quand son mari décéda assez jeune. Elle se remaria même deux autres fois.

Deuxième génération :

Jean-Baptiste et Geneviève eurent dix enfants dont Jean-Baptiste (veuf de Catherine Raizenne) qui épouse en secondes noces Marie Josephte Lamadeleine dit Ladouceur à Oka en 1749.

Troisième génération :

Jean-Baptiste et Marie Josephte eurent neuf enfants dont Jean-Baptiste qui épouse Marie-Marguerite Leduc à Vaudreuil en 1781.

Quatrième génération :

Jean-Baptiste et Marie-Marguerite eurent seize enfants… huit filles et huit garçons. Cet ancêtre était un fameux homme d’affaires… Tout en défrichant sa propre terre, il réussit à acheter une terre à bois à chacun de ses huit garçons. Dès l’âge de 11 ou 12 ans les huit fils commencèrent à défricher leur propriété et à s’établir comme colon dans le rang Saint-Dominique des Cèdres.

Cinquième génération :

Un des huit garçons, Hyacinthe, épouse Christine Pilon aux Cèdres en 1826. La vie de colon est difficile alors et seuls les plus forts survivent. Ils ont douze enfants dont six mourront avant d’atteindre leur première année. Les parents viennent s’installer sur la ferme de leur fils Joseph à Fournier vers 1880.

Sixième génération :

Joseph épouse Joséphine Wathier le 12 février 1867 aux Cèdres. Ils eurent dix-sept enfants. Deux de leurs fils, Hormidas, marié à Fidélia Beaulieu dit Montpellier à Curran le 9 janvier 1900 et Georges, marié à Hélène Nicholas, à Fournier, ont eu des descendants qui ont résidé à St-Isidore.

Plusieurs familles Séguin se sont établies dans les environs de St-Isidore, soit: Fournier, Curran, Alexandria, Embrun, Bourget, Alfred, St-Pascal et Casselman.

Benjamin Séguin né à Rigaud le 29 décembre 1823, épouse Marie-Anne Richer à Saint-Anicet le 22 avril 1850. En 1867, il est établi dans la concession 16, lot 6. Deux de leurs cinq enfants Marie et Benjamin sont nés à St-Isidore.

Albert Séguin, né à Alexandria le 8 juillet 1898, épouse Joséphine Besner à St-Isidore, le 12 septembre 1922. Parmi leurs onze enfants, Laurence, Georgette, René, Agathe, Pauline, Alban et Jean-Marie sont nés à St-Isidore, alors que Maurice, Anne, Claude et Yvette sont nés à Green-Valley.

Septième génération :

Hormidas Séguin et Fidélia Beaulieu établis dans la concession 19 eurent dix enfants. Tous sont nés à St-Isidore : Elise, Régina, Aimé, Euclide, Béatrice, Laurette, Yvanhoé, Raoul, Fernande et Rhéal. Plusieurs de leurs descendants vivent encore à St-Isidore.

Georges Séguin et Hélène Nicholas, établis dans le Rang 13, lot 13, à Riceville, eurent seize enfants. Georges était également fromager. Au moins quatre de leurs enfants vécurent à St-Isidore : Philippe Séguin marié à Hortense Parent et leur fille Gisèle Séguin mariée à Edmond Meilleur, Laurence Séguin mariée à Théodule Primeau et leur fils, Lionel Primeau marié à Rachelle Major, Agnès Séguin mariée à René Fournier et leur fils Jean Fournier, (plombier) et Ernest Séguin marié à Emma Martin et leur fils, Reynald Séguin, (électricien) marié à Lucille St-Denis.

Adolphe Séguin et Léonie Blondin s’établirent dans la 9e concession à Curran. Ils sont les parents de René Séguin marié à Louisa Denis. René fut longtemps notaire à St-Isidore. Le frère de René, Vital Séguin est le père de Pierre-Paul Séguin, président de l’Association des Séguin d’Amérique, présent avec son épouse Jacqueline Laviolette. L’Association compte plus de 500 membres et les rejoint avec une revue publiée quatre fois par année, La Séguinière. Nous avons aussi un site internet et notre généalogiste André Séguin a compilé un dictionnaire des Séguin qui comprend plus de 13 000 mariages de Séguin.

Le clergé tenait une place très importante dans la vie paroissiale et je ne peux terminer cet historique sans parler du 5e curé de St-Isidore, M. l’Abbé Alphonse Séguin qui sera curé durant 30 ans, de 1926 à 1956. Je cite un texte tiré du livre du centième anniversaire de la paroisse, page 55 :

« Monsieur le chanoine Séguin était extrêmement réticent pour toutes dépenses qui auraient imposé un fardeau à ses paroissiens. Ce qu’il exigeait des autres, il le faisait lui aussi. Il n’aurait pas dépensé un sou de la fabrique pour un but autre que celui de l’église. Econome, Monsieur le curé Séguin surveillait son revenu. Cet argent était utilisé en grande partie, pour les aumônes de tous genres. Combien de collégiens lui devaient le coût partiel et même total de leurs études, collégiens de sa paroisse ou d’ailleurs. Les sommes recueillies dans sa paroisse pour les œuvres diocésaines ou missionnaires étaient toujours augmentées de ses aumônes. A l’occasion d’une collecte commandée par l’autorité diocésaine, il promettait de doubler lui-même la somme fournie par ses paroissiens. On affirme que durant sa carrière pastorale de trente ans à St-Isidore, il aurait donné pas moins de $70,000 en aumônes personnelles : Séminaire d’Ottawa, Université d’Ottawa, collège de Rigaud, Missions étrangères, œuvres diocésaines, etc.»

Réjean E. Séguin #265
Ottawa, ON




Les Séguin à l'inauguration du ruisseau Raizenne


Des membres de la famille Raizenne venus spécialement des États-unis pour l'occasion du dévoilement de la plaque du ruisseau nommé en l'honneur de leur ancêtre.


Le 14 juillet dernier, la Société d'histoire d'Oka a dévoilé une plaque afin de désigner "Ruisseau Raizenne", le cours d'eau qui se jette dans le lac des Deux-Montagnes (entre le 3 et le 5 de la rue Saint-Sulpice à Oka), après avoir traversé la terre d'Ignace Raizenne. Les Séguin d'Amérique, étroitement liés à la famille Raizenne, ont été invités à raconter l'histoire de leur association devant près de quatre-vingt personnes, dont une cinquantaine de Raizenne. Voici le texte préparé et lu par Gisèle Lefebvre:

« Fiers descendants de la famille Raizenne, c'est un honneur de pouvoir partager avec vous ce grand et noble geste de reconnaissance dédié à vos valeureux ancêtres Josiah Rising et Abigail Nims. Leur histoire nous interpelle aujourd'hui car elle demeure un vivant témoignage de courage, d'abnégation, de soif de vivre et de foi profonde en la divine Providence. Reconnaissance à la Société d'histoire d'Oka pour ce beau geste patrimonial et merci sincère à Madame Rosemarie Bélisle qui a ouvert le journal Okami et permis aux Séguin d'Amérique d'expliquer les liens qui les unissent à la famille Raizenne depuis exactement 268 années.

Le patronyme Raizenne est devenu familier à plusieurs d'entre nous, suite à notre regroupement de Séguin et aux outils généalogiques qui ont été mis à notre disposition. D'abord un simple répertoire de mariages Séguin, puis en 2002, le dictionnaire généalogique Séguin…une brique de 850 pages regroupant 7 000 familles et environ 16 000 descendants Séguin.

L'Association des Séguin d’Amérique a vu le jour à Rigaud en avril 1990. Lors du lancement du premier répertoire des mariages, 200 Séguin de la région de Vaudreuil-Soulanges ont répondu à l'appel de la Société historique de Rigaud. Ce même jour, un conseil d'administration provisoire de onze membres est élu. Trois piliers importants ont pris la destinée des Séguin ce jour-là: la présidente Yolande Séguin-Pharand, native de Rigaud, descendante de Louis et Marie-Anne Raizenne, André Séguin de Gatineau, généalogiste et auteur du dictionnaire, également porteur d'un gêne Raizenne, et Raymond Séguin, natif des Cèdres, trésorier et chercheur invétéré à tout ce qui se nomme Séguin. Raymond est descendant de Jean-Baptiste Séguin (veuf de Catherine Raizenne) et de Josephte Lamadeleine. Depuis sa fondation, l'Association des Séguin tient sa place d'affaires à Boucherville, lieu de résidence de la présidente fondatrice et du trésorier également éditeur de notre journal La Séguinière.

Boucherville, c'est également la terre d'accueil de François Séguin, un soldat du Régiment de Carignan, qui le 30 octobre 1672, épouse Jeanne Petit, une fille du Roi originaire de La Rochelle. Pierre Boucher, fondateur de cette ville riveraine et son épouse Jeanne Crevier agissent comme témoins. François et Jeanne sont les ancêtres de 95% des Séguin d'Amérique. Huit de leurs onze enfants fondent une famille. Le plus prolifique fut, sans contredit, Jean-Baptiste, marié à Boucherville en 1710 à Geneviève Barbeau. Deux de leurs dix enfants, Louis et Jean-Baptiste, épousent Marie-Anne et Catherine Raizenne, ici à Oka en 1736 et en 1742.

L'Association des Séguin, qui regroupe plus de 500 membres, a connu de beaux et grands moments. 1992 a marqué le 320e anniversaire de mariage de François et Jeanne Petit. Boucherville qui connaît également une année festive (325e anniversaire de fondation) accueille près de 500 Séguin avec pompe et générosité. Autre grand moment ! Ce premier voyage en France, en septembre 1993 au pays de Bray et sur les côtes du débarquement. La visite de Saint-Aubin-en-Bray, village natal de François Séguin, en Picardie, a marqué le périple. Accueillis par le maire, son garde-champêtre et les autorités locales, les 90 Séguin sont invités à l'église pour une célébration eucharistique, là même où en juillet 1644 François fut conduit à son baptême. Après la messe, l'assistance se rend à l'arrière de l'église pour le dévoilement d'une plaque à la mémoire de l'ancêtre. C'est un autre grand amant de l'Histoire, le Père Edouard Séguin descendant de Louis et de Marie-Anne Raizenne, un clerc de Saint-Viateur de Rigaud qui a béni la plaque avec beaucoup d'émotion. Le Père Séguin est ici à Oka avec nous aujourd'hui et goûte pleinement cette autre belle page d'histoire.

Les Raizenne, comme les Séguin, se sont multipliés. Ignace et Elisabeth ont donné vie à Jean-Baptiste-Jérome, un très grand chrétien, père de Ignace, notaire et grand patriote et grand-père de Clet Raizenne notaire à Rigaud puis à Oka. Yves Quesnel, historien de regrettée mémoire, écrivait : « Jean-Baptiste Jérome Raizenne (frère de Marie-Anne, notre ancêtre) était estimé des Iroquois à cause de ses grandes qualités et rares vertus. Ils lui attribuèrent le surnom de "Satewas" ce qui signifie c'est pareil, c'est à dire qu'ils (les Raizenne) furent toujours les mêmes de père en fils. Ils conservèrent toujours honneur, dignité, prestige et noblesse. »

L'histoire de Clet Raizenne, le dernier à porter le surnom de "Satewas" m'interpelle davantage, aujourd'hui, depuis une récente découverte dans mes vieux documents. A la mort de mon grand-père maternel, Omer Séguin, un descendant de Pierre Séguin (frère de Louis), une boîte de documents m'est remise par sa fille. Nous sommes en 1969. Trente-cinq ans plus tard, j'y découvre deux actes notariés d'octobre et décembre 1863 en la province du Bas-Canada. Les documents mettent en présence John Fletcher, huissier agissant au nom de Henry Morgan et Cie, Jean-Baptiste Ranger, voyageur et Amable Séguin de la paroisse de Rigaud et portent la signature des notaires Clet Raizenne et E. Fournier. Or Amable Séguin (descendant de Pierre Séguin) mon arrière-arrière grand-père a épousé en 1844, Madeleine Mallette fille de François-Xavier et de Catherine Séguin. Cette Catherine est la fille de Louis et Pélagie Léger, petite-fille de Louis et Marie-Anne Raizenne.

Je me savais une « Séguin-Raizenne » par mon père Laurent Tranchemontagne, fils de Claire-Ida Séguin (descendante de Louis)… me voilà double Séguin-Raizenne depuis cette découverte généalogique. Croyez que j'en suis très honorée.

Honneur, dignité, prestige et noblesse ont marqué le passage des Raizenne sur cette région d'Oka et des environs. A cette famille Raizenne que nous honorons aujourd'hui, nos hommages et notre admiration.


Le ruiseau Raizenne


Que le ruisseau Raizenne gazouille sans cesse à la gloire et à la mémoire de ces aïeux dont les ancêtres ont traversé les siècles avec FORCE ET GÉNÉROSITÉ.



Photo de groupe devant la maison des Raizenne



Photo prise lors de la croisière


« Force et Générosité »…l'éloquente devise des Séguin d'Amérique. »

Gisèle Tranchemontagne-Lefebvre #005
Vaudreuil-Dorion, QC




Rencontre avec la famille Raizenne.


Porte de la maison Raizenne à Oka


Je ne suis pas un homme de téléphone. Et, phénomène de rejet ou non, je ne survivrais sûrement pas à une greffe de cellulaire sur la tempe gauche. Il fallait donc une excellente raison pour me décider à donner un coup de fil à Madame Gisèle Tranchemontagne-Lefebvre, au début de juillet dernier. Je voulais, je devais la féliciter et la remercier des intéressants articles qu’elle a écrits pour le numéro de juin de La Séguinière. Plus spécialement, de celui intitulé « Au pays des Raizenne… des Séguin ont trouvé épouse », et dans lequel elle fait surtout connaître notre ancêtre commun, à elle et à moi, Louis Séguin qui épousa Marie-Anne Raizenne, le 8 avril 1736, à Oka. Et, c’est alors, qu’elle m’offrit de venir me chercher pour aller assister au rassemblement où la Société d’histoire d’Oka dévoilerait « une plaque afin de nommer « Ruisseau Raizenne » le cours d’eau qui se jette dans le lac des Deux-Montagnes entre le 3 et le 5 rue Saint-Sulpice ».

J’acceptai l’invitation avec plaisir et, le 14 juillet, elle vient me chercher. Nous filons alors vers Como, pour embarquer sur la barge-ponton et voguer vers Oka. Un vent fort gonfle des vagues qui surprennent. Cependant, assez vite, nous accostons à bon quai, et, peu après, nous repérons le lieu du rendez-vous, en bordure du lac et à l’ombre de beaux et grands arbres. Déjà, cinq ou six personnes s’étaient attroupées près de ce qui paraissait être un lutrin surbaissé. Supporté par un pieu métallique, c’était plutôt la plaque qu’on dévoilerait bientôt et qui, à l’avenir, identifierait le ruisseau situé tout près. Ah ! Ce n’est pas un torrent des Alpes, mais bien un gentil ruisseau qui se la coule douce avant de mêler ses eaux à celles du lac des Deux-Montagnes.

En peu de temps le groupe grossit et compte déjà une bonne soixantaine de personnes dont une quarantaine de membres de la famille Raizenne. C’est le moment pour Madame Réjeanne Cyr, présidente de la Société d’histoire d’Oka, de souhaiter la bienvenue et rappeler le sens de la réunion; plusieurs autres personnes prennent la parole. M. le Maire d’Oka et deux dames, députées de la région, y vont pour le boniment d’usage. Un membre de la Société d’histoire de Saint-Roch de l’Achigan livre un intéressant communiqué sur l’influence et le bon souvenir qu’a laissés un de leurs anciens curés, M. Joseph-Jérôme Raizenne qui dirigea cette communauté paroissiale de 1796 à 1831. Une dame Raizenne de Québec, d’une voix remarquable, relate des souvenirs qu’on rappelle souvent dans sa famille. Puis madame Gisèle Tranchemontagne-Lefebvre nous présente un exposé bien charpenté et bien documenté, sur les relations qui existent entre la famille Raizenne et la famille Séguin. Elle ne manque pas une aussi bonne occasion de faire connaître l’existence et la vitalité de l’Association des Séguin d’Amérique.

Puis un membre de la famille Raizenne, sous les applaudissements de tous, dévoile la plaque qui, à l’avenir, identifiera le petit cours d’eau comme étant le « Ruisseau Raizenne ».

C’est le moment de quitter ce premier site pour nous rendre à la maison Ignace Raizenne. À l’arrivée, devant cette précieuse « relique », moments émouvants pour tous ; d’autant qu’un groupe de Deerfield arrive sur les lieux, poursuivant son pèlerinage sur les traces des prisonniers de 1704. Ce qui justifie d’autres allocutions en anglais et en français. Mais ce qui m’impressionne bien plus, c’est cette vénérable maison qui, grâce à la vigilance et aux soins d’amis du patrimoine, s’est refait une beauté. Une belle maison, solide, avec ses grosses pièces de bois bien ajustées. C’est à déclencher le rêve ; et c’est ce qui arrive : on voit courir deux petites sœurs, Marie-Anne et Catherine, tout autour de cette longue maison. Quelques années se passent et on voit arriver Louis et Jean-Baptiste Séguin.

Il faut ajouter que nous avons été très bien reçus par les membres de la Société d’histoire d’Oka. Rafraîchissements, biscuits et le réputé fromage local n’ont pas manqué.

En retraversant le lac, nouvelle incursion dans le rêve, en croisant la chaloupe de Louis Séguin qui allait faire baptiser un de ses nombreux enfants ou qui allait avec son épouse Marie-Anne rendre visite au couple Ignace Raizenne et Elisabeth Nims. Fini le rêve, c’est le temps de dire un grand merci à Madame Gisèle pour ce remarquable après-midi.

Édouard Séguin, c.s.v. #144
Rigaud,QC





 


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